Le parc chevauche la frontière espagnole à l'extrême nord du pays, s'élevant de 100 mètres le long de la rivière Lima à 1 545 mètres au sommet de Nevosa. Ses rivières creusent des gorges profondes à travers un socle varisque formé il y a 300 millions d'années, créant un labyrinthe de cascades, de toboggans naturels et de piscines naturelles qui restent froides même en juillet.
Le canyoning est apparu ici dans les années 1990 lorsque des grimpeurs de Porto ont commencé à explorer les gorges d'Arado et de Fojo, des itinéraires désormais documentés dans des relevés topographiques détenus par l'Instituto da Conservação da Natureza e das Florestas. Le sport exploite l'hydrologie unique du parc : des rivières courtes et escarpées, alimentées par les systèmes météorologiques atlantiques, descendent rapidement à travers des failles étroites, formant des séquences de rappels et de sauts qui concentrent en quelques centaines de mètres ce que les rivières alpines étendent sur des kilomètres. Le canyon de Tahiti, près de Campo do Gerês, descend de 140 mètres en moins d'un kilomètre, nécessitant six rappels et trois toboggans naturels. L'itinéraire du Fojo do Lobo, accessible depuis le réservoir de Vilarinho das Furnas, se faufile à travers un canyon si étroit que la lumière du jour disparaît à midi.
Les excursions guidées de canyoning à Peneda-Gerês fonctionnent quotidiennement du printemps à l'automne, la plupart des organisateurs partant de Terras de Bouro ou de Campo do Gerês. Les participants portent des combinaisons en néoprène de 5 millimètres, des harnais certifiés à 22 kilonewtons et des casques certifiés aux normes EN 12492. Les itinéraires sont classés par exigence technique : les canyons pour débutants ne nécessitent aucune expérience préalable et incluent des rappels de moins de 10 mètres ; les itinéraires avancés exigent de l'assurance avec des descentes de 30 mètres et une exposition au courant rapide. La température de l'eau varie de 12°C en mai à 16°C en septembre, suffisamment froide pour que l'hypothermie reste un risque même en été.
L'infrastructure de canyoning du parc reflète des décennies de négociation entre le tourisme d'aventure et les mandats de conservation. Les ancrages fixes sont interdits ; les guides installent les rappels en utilisant des sangles amovibles autour de rochers ou de racines d'arbres, ne laissant aucune trace permanente. Les sentiers d'accès traversent des terres de pâturage communales et les organisateurs coordonnent leurs horaires pour éviter d'encombrer les gorges étroites. Le résultat est une expérience de canyoning qui se rapproche davantage de l'exploration que du loisir encadré, avec des itinéraires encore assez sauvages pour que les chutes de pierres, la pluie soudaine et les erreurs d'orientation restent des considérations réelles.